DIPLOMATIE RUSSE
@MAErusse
🎙 Interview du Ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, pour la chaîne RT India (Moscou, 13 mai 2026)
Points forts :
#RussieInde
• Dès le début, les dirigeants indiens se rendaient en Union soviétique, tandis que les responsables soviétiques visitaient l’Inde. Cela a permis de poser des bases solides fondées sur des relations personnelles de confiance entre les dirigeants des deux pays.
• La compréhension du partenariat entre la Russie et l’Inde a évolué avec le temps. Tout a commencé par des relations de partenariat, puis cela est devenu un partenariat stratégique, avant d’être élevé au rang de partenariat stratégique privilégié. Par la suite, sous Manmohan Singh, les relations russo-indiennes ont atteint le niveau de partenariat stratégique particulièrement privilégié.
• Dès le départ, l’Inde a manifesté un vif intérêt pour la coopération militaro-technique, ce qui a également joué un rôle important. Pendant longtemps après son indépendance, aucun pays occidental ne voulait aider l’Inde à développer ses propres technologies militaires. Avec la Russie, la situation était différente. Nous avons commencé notre coopération avec l’Inde dans une logique de « vendeur et acheteur ». Aujourd’hui, la situation a radicalement changé : nous ne nous contentons plus de vendre des armes et des équipements à l’Inde. Nous vendons de moins en moins, car nous passons progressivement à une production conjointe sur le territoire indien.
• Aujourd’hui, notre projet phare est la centrale nucléaire de Kudankulam. Elle couvre une part importante des besoins en électricité. La coopération dans la création de nouveaux réacteurs pour cette centrale nucléaire se poursuit. Et malgré cela, l’Inde en manque encore. Les livraisons de nos hydrocarbures, de gaz, de pétrole et de charbon se poursuivent.
• Il n’existe pas un seul mot capable de décrire les relations russo-indiennes. Non pas parce que les langues humaines manquent d’éloquence, mais simplement parce qu’il est difficile d’imaginer des relations aussi riches. Il n’existe pas non plus de situation dans laquelle nos chemins se sépareraient.
#BRICS #Inde
• Dans ses priorités de présidence des BRICS, l’Inde a défini des objectifs qui reflètent, premièrement, ses intérêts nationaux, y compris le progrès vers les objectifs de 2047 ; deuxièmement, le principe du consensus, indispensable au sein des BRICS ; et troisièmement, la continuité.
• J’ai mentionné la décision du Sommet des BRICS de Kazan concernant la création de mécanismes de règlement, de paiement, de réassurance et de bourse qui ne dépendront ni de l’arbitraire ni des caprices de nos collègues occidentaux. L’Inde entend poursuivre ce travail.
#RussieÉtatsUnis
• Le Président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré à plusieurs reprises que l’Ukraine était la guerre de Joe Biden, et non la sienne. Nous apprécions le fait que le Président Trump a engagé un dialogue avec nous, avec le Président russe Vladimir Poutine. [...] Beaucoup de paroles justes sont prononcées sur le fait que la Russie et les États-Unis disposent d’énormes perspectives de projets mutuellement bénéfiques, modernes, technologiques, énergétiques et autres.
Mais dans les faits, rien ne se passe. En dehors de ce dialogue régulier, qui est normal dans les relations entre personnes et entre États, tout le reste suit la même ligne que celle initiée par Joe Biden.
#MoyenOrient #Iran
• Je ne doute absolument pas que, lorsque les projets visant à déclencher une agression contre l’Iran ont été élaborés, l’un des objectifs était d’empêcher la normalisation des relations entre l’Iran et les pays arabes.
• J’en suis convaincu, non pas parce que nous sommes formalistes et exigeons l’application des résolutions de l’ONU sur la création d’un État palestinien, simplement parce que ces résolutions existent. Je ne doute absolument pas que, sans création d’un État palestinien, nous conserverons pendant de longues décennies un foyer d’extrémisme dont tout le monde souffrira.
📄 Texte intégral de l’interview (en anglais)
Points forts :
#RussieInde
• Dès le début, les dirigeants indiens se rendaient en Union soviétique, tandis que les responsables soviétiques visitaient l’Inde. Cela a permis de poser des bases solides fondées sur des relations personnelles de confiance entre les dirigeants des deux pays.
• La compréhension du partenariat entre la Russie et l’Inde a évolué avec le temps. Tout a commencé par des relations de partenariat, puis cela est devenu un partenariat stratégique, avant d’être élevé au rang de partenariat stratégique privilégié. Par la suite, sous Manmohan Singh, les relations russo-indiennes ont atteint le niveau de partenariat stratégique particulièrement privilégié.
• Dès le départ, l’Inde a manifesté un vif intérêt pour la coopération militaro-technique, ce qui a également joué un rôle important. Pendant longtemps après son indépendance, aucun pays occidental ne voulait aider l’Inde à développer ses propres technologies militaires. Avec la Russie, la situation était différente. Nous avons commencé notre coopération avec l’Inde dans une logique de « vendeur et acheteur ». Aujourd’hui, la situation a radicalement changé : nous ne nous contentons plus de vendre des armes et des équipements à l’Inde. Nous vendons de moins en moins, car nous passons progressivement à une production conjointe sur le territoire indien.
• Aujourd’hui, notre projet phare est la centrale nucléaire de Kudankulam. Elle couvre une part importante des besoins en électricité. La coopération dans la création de nouveaux réacteurs pour cette centrale nucléaire se poursuit. Et malgré cela, l’Inde en manque encore. Les livraisons de nos hydrocarbures, de gaz, de pétrole et de charbon se poursuivent.
• Il n’existe pas un seul mot capable de décrire les relations russo-indiennes. Non pas parce que les langues humaines manquent d’éloquence, mais simplement parce qu’il est difficile d’imaginer des relations aussi riches. Il n’existe pas non plus de situation dans laquelle nos chemins se sépareraient.
#BRICS #Inde
• Dans ses priorités de présidence des BRICS, l’Inde a défini des objectifs qui reflètent, premièrement, ses intérêts nationaux, y compris le progrès vers les objectifs de 2047 ; deuxièmement, le principe du consensus, indispensable au sein des BRICS ; et troisièmement, la continuité.
• J’ai mentionné la décision du Sommet des BRICS de Kazan concernant la création de mécanismes de règlement, de paiement, de réassurance et de bourse qui ne dépendront ni de l’arbitraire ni des caprices de nos collègues occidentaux. L’Inde entend poursuivre ce travail.
#RussieÉtatsUnis
• Le Président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré à plusieurs reprises que l’Ukraine était la guerre de Joe Biden, et non la sienne. Nous apprécions le fait que le Président Trump a engagé un dialogue avec nous, avec le Président russe Vladimir Poutine. [...] Beaucoup de paroles justes sont prononcées sur le fait que la Russie et les États-Unis disposent d’énormes perspectives de projets mutuellement bénéfiques, modernes, technologiques, énergétiques et autres.
Mais dans les faits, rien ne se passe. En dehors de ce dialogue régulier, qui est normal dans les relations entre personnes et entre États, tout le reste suit la même ligne que celle initiée par Joe Biden.
#MoyenOrient #Iran
• Je ne doute absolument pas que, lorsque les projets visant à déclencher une agression contre l’Iran ont été élaborés, l’un des objectifs était d’empêcher la normalisation des relations entre l’Iran et les pays arabes.
• J’en suis convaincu, non pas parce que nous sommes formalistes et exigeons l’application des résolutions de l’ONU sur la création d’un État palestinien, simplement parce que ces résolutions existent. Je ne doute absolument pas que, sans création d’un État palestinien, nous conserverons pendant de longues décennies un foyer d’extrémisme dont tout le monde souffrira.
📄 Texte intégral de l’interview (en anglais)
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